Cette année, le MDS a lieu du 5 au 15 avril 2013. 1100 participants sont attendus, de 46 nationalités différentes. Il s'agit de parcourir 250km dans le désert marocain de la province d'Errachidia. Il y a 6 étapes à faire en 7 jours, la plus longue course pouvant atteindre 82 km. Soit 2 marathons ....
Chaque coureur vit sa course en autosuffisance en portant sur son dos l'ensemble de ses affaires : nourriture, vêtements, sac de couchage etc..., hormis la tente et l'eau qui est distribuée au fur et à mesure de la course.
Chaque étape doit être effectuée en un temps limite. Le "terrain de jeu" est un mélange de pistes, sable, cailloux, lits d'oued, herbes à chameaux etc... avec des dénivelés importants. L'amplitude thermique peut avoisiner les 40°C entre le jour et la nuit et les conditions climatiques sont très variables : chaleur, humidité, vent. "L'an dernier, nous avons même eu droit à un orage et des grêlons !" Chacun se fait à manger, se soigne (sauf en cas de gros problème de santé nécessitant l'intervention de l'équipe médicale du marathon) et se gère en totalité.
Mais "Même s'il est difficile de s'entraider durant la course, on le fait le soir au bivouac et ça crée des liens. Par exemple, j'arrive toujours à trouver du bois et j'en ramène pour toute la tente".
Le MDS est "un exploit sportif".
Marc a effectué son premier MDS en 2008, après avoir visionné un film sur la course qui lui a donné "la chair de poule". Il n'était pourtant pas coureur mais a décidé, avec deux autres amis et collègues de monter une équipe pour représenter le lycée.
Pour Marc, "l'engagement physique est important dans ma vie, j'ai besoin de cette dépense saine". Il se souvient que son premier MDS avait été "terrible", qu'il avait beaucoup souffert mais au fil des années et des courses, il se prépare "un peu plus et un peu mieux" et les courses se passent de moins en moins dans la souffrance.
Aujourd'hui, ses objectifs sont précis : tout d'abord finir la course qui compte au total 250km, la faire uniquement en courant et améliorer son classement. "C'est une compétition et j'ai envie de me réaliser aussi dans la performance, même à 45 ans !".
Marc a effectué son premier MDS en 2008, après avoir visionné un film sur la course qui lui a donné "la chair de poule". Il n'était pourtant pas coureur mais a décidé, avec deux autres amis et collègues de monter une équipe pour représenter le lycée.
Pour Marc, "l'engagement physique est important dans ma vie, j'ai besoin de cette dépense saine". Il se souvient que son premier MDS avait été "terrible", qu'il avait beaucoup souffert mais au fil des années et des courses, il se prépare "un peu plus et un peu mieux" et les courses se passent de moins en moins dans la souffrance.
Aujourd'hui, ses objectifs sont précis : tout d'abord finir la course qui compte au total 250km, la faire uniquement en courant et améliorer son classement. "C'est une compétition et j'ai envie de me réaliser aussi dans la performance, même à 45 ans !".
Le MDS est un "fabuleux défi personnel"
Marc nous explique qu'au travers de cette course, il se réalise en tant que coureur, individu et homme. "J'avais besoin d'un projet pour me faire avancer et le MDS est vraiment une aventure particulière". Particulière, parce que chaque coureur doit apprendre à se gérer durant la course et à vivre en autosuffisance. Chacun est donc face à lui-même. Marc nous confie être passé par des états qu'il n'avait jamais connus auparavant et qu'il n'est jamais allé aussi loin dans le fait de repousser ses limites, sans pour autant se mettre en danger. "Cette course est à des années lumière de ce que tu peux imaginer. Tu peux tomber au fond du gouffre mais tu t'aperçois que tu remontes toujours. Ce que je vis là, je ne le vis nulle part ailleurs. C'est la magie du sport !".
Cette course est également l'occasion de faire le vide. Il n'y a ni bruit, ni pollution, ni vie à 100 à l'heure. "Ça lave la tête et durant la course, mon esprit vagabonde. Des souvenirs remontent à la surface. J'ai l'impression de prendre le temps".
Au MDS, "je cours pour soutenir la cause de l'INSAF"
Comme plusieurs autres coureurs, Marc a décidé au travers de cette course de soutenir une association. Il a choisi l'INSAF (Institut de Solidarité avec les Femmes en détresse), association marocaine reconnue d'utilité publique qui œuvre notamment contre l'exploitation de jeunes filles dans le cadre du travail domestique.
Il est soutenu dans son action par le lycée où il travaille qui l'aide à transmettre un message responsable aux élèves. "En tant qu'enseignant, que papa, je m'engage au côté de cette association et de son combat. Briser le silence, dénoncer l'intolérable est essentiel afin que disparaisse le travail infantile."
Concrètement, Marc, aidé de son épouse très investie également dans l'association, collecte des fonds et communique beaucoup autour des actions menées par l'INSAF. Lors de la course, il porte un T-shirt avec le logo de l'association et a un fanion accroché à son sac à dos. "Courir pour une cause qui me touche est un puissant moteur. Ça me motive davantage encore".
Yallah Marc !
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